• On nous présente souvent Twitter comme le site le plus génial de la Terre. Une avancée vers le futur de l'information, de la communication, d'Internet même. Un site qui, en à peine quelques minutes, vous tient au courant de tout ce qui se passe dans le monde ce jour-là. Oui mais voilà, que faire lorsque l'on suit 38 personnes à la fois et que certaines de ces personnes ne veulent décidément rien vous fournir d'intéressant à vous mettre sous la dent ? Qu'elles écrivent dans un Japonais que le traducteur Google s'amuse à vous retranscrire de la manière la plus surréaliste possible ? Dans ce domaine, Nana Kitade tient la palme de la Twitteuse la plus désagréable à suivre. Chaque fois que ma page m'indique que treize tweets sont apparus à la suite durant la dizaine de minutes que j'ai passée loin de l'ordinateur, je peux être sûre qu'au moins douze ont été écrits par elle.

    Mais c'est de Nana Kitade qu'on parle, et personne ne peux supprimer Nana Kitade de sa following list, en tout cas pas si on tient un blog sur la culture Lolita et qu'on s'est promis d'être la première à en parler si elle revenait sur le devant de la scène. Ce qui est le cas aujourd'hui, puisque la chanteuse a annoncé hier la création du myspace officiel de son nouveau groupe, Loveless. Et qui dit Myspace dit chansons en streaming ! /o/

    Deux morceaux, deux "prototypes gratuits" sont donc en écoute libre afin de nous permettre (enfin) de juger de la musique et de l'évolution de Nana Kitade. On savait déjà grâce aux photos de son site que son univers visuel était progressivement passé d'un Punk Lolita plutôt pop à quelque chose de moins enfantin et plus spontané. Elle a même récemment abandonné son fameux rouge pour un mi-blond mi-brun, c'est dire. Loveless, dont le nom signifie "fin du monde" et "zéro" d'après ledit Myspace, a été fondé en 2009 pendant l'enregistrement de Bondage. Il est composé de deux membres, Nana au chant et au "bruits de jouets", et un certain Taizo, anciennement du groupe Feel, à la guitare. Là où ça devient intéressant, c'est que le groupe, qui n'a pour l'instant signé avec aucun label, a pour objectif d' "établir un nouveau genre de musique" sans pour autant rompre avec ses racines Gothic & Lolita. Les morceaux pourtant, bien qu'étant assez intenses, ne me paraissent pour l'instant pas des plus originaux. Au vu des photos, le duo semble davantage compter sur ses performances scéniques décrites comme étant "chaotiques et puissantes".

    Le début d'une nouvelle ère pour Nana Kitade... Et bientôt pour la scène Lolita underground ?

     

    LIENS UTILES

    Twitter de Nana Kitade

    Site officiel / Myspace de Loveless

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    Ce que j'adore avec les arts & culture Lolita, et plus encore depuis la création de ce blog, c'est que cette passion m'incite à me pencher sur des choses qui ne m'avaient jamais attirée plus que ça jusqu'à présent. C'est vrai quoi, le splatter movie par exemple est un genre qui ne me tente pas du tout, chochotte comme je suis. Et pourtant, je pense que j'irai voir Gothic & Lolita Psycho (Gosurori Shokei-nin) en Juillet si il sort en dehors du Japon. En voici le synopsis :

    Yuki est une jeune fille ordinaire qui mène une vie ennuyeuse mais paisible, jusqu'à ce qu'un jour sa mère se fasse tuer chez elle par une horde de mystérieux assassins. Elle décide alors, ombrelle à la main, de faire la justice elle-même face à ce meurtre inexpliqué.

    Ce film de Go Ohara (Geishas VS Ninjas) aura pour actrice principale Rina Akiyama, actrice, chanteuse, Idol surtout célèbre pour sa chute de reins (on la surnomme "Bishiri no Joo", "Reine du Beau Uc"), mais aussi Ruito Aoyagi, Minami Tsukui (qui était déjà présente dans Geishas VS Ninjas) et Yourei Yanagi. Un certain Yoshihiro Nishimura quant à lui s'est occupé du maquillage et des effets spéciaux, ce qui promet un film bien gore dans la lignée de Tokyo Gore Police ou encore Vampire Girl VS Frankenstein Girl, ces derniers ayant ce monsieur en commun. Le film est d'ore et déjà vendu pour être un putain de film de baston, de l' "art Grotesque japonais, une explosion Gothic & Lolita". Rien que ça. Bref, le genre pas cérébral pour un sou.  

    Pour ce qui est du recours à cette esthétique "Gothic & Lolita", il est justifié par l'état mental instable de l'héroïne, un côté dark et puéril pleinement assumé... et jouissif. Oui, car qui n'a jamais rêvé de voir une Lolita se battre sauvagement à l'ombrelle tout en gardant une coiffure impeccable ? (Moi je veux voir une Rori-Zombie ! /o/) Et puis, la pauvre petite ne fait que venger sa maman après tout. Cela dit, au vu du peu de photos disponibles pour l'instant, j'ai l'impression que l'image qui sera véhiculée de la Lolita sera plutôt celle de la "Harajuku girl" dans son costume du week-end qu'autre chose. Et puis, le film semble davantage destiné à un public masculin qu'aux femmes accros à Moi-Même Moitié et à la broderie sur oreillers.

    Ceci étant dit, voir des Lolita au cinéma a toujours été tellement rare, que Gothic & Lolita Psycho n'a pas manqué d'attiser ma curiosité, même si je doute qu'il sera le chef-d'oeuvre de la décennie. N'oubliez pas, Juillet 2010 ! (Je vous donnerai plus d'infos sur la sortie au fur et à mesure sur mon Twitter)

    Ce genre de films vous intéresse t-il ? Est-ce que le fait d'y voir une Lolita est un argument supplémentaire pour vous ? Et que penser de la présence d'une Lolita dans un truc aussi gore ? 

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    Douces Lolita biberonnées aux Disney, passez votre chemin ! Dans l'univers de Kaori Yuki (God Child, Comte Cain...),  il n'y a pas de happy endings, les Princes Charmants sont arrogants et les princesses se défendent très bien toutes seules, merci. "Ils s'aimèrent, se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" ? C'est un peu plus compliqué que ça.

    Ludwig, alias Louis, possède l'énorme privilège d'être beau*, intelligent et prince à la fois. Seulement voilà, il est cynique, hautain et aime les femmes à fort tour de poitrine. Lassé de voir son fils amener chaque soir une tête différente dans son château, son père le roi le pousse à un ultimatum : il ne reviendra chez lui qu'après avoir épousé la princesse du royaume voisin, une certaine Blanche-Neige...

    Dans Ludwig Revolution (ou Ludwig Kakumei dans sa version originale), chaque chapitre reprend un conte des frères Grimm. Mais ne vous attendez pas à du réchauffé : les lieux sont les mêmes, les éléments du récit aussi, les personnages sont bien là... Mélangez un peu, creusez sous la surface et vous obtenez du Grimm sauce Yuki ! L'auteure y ajoute quelques anachronismes déroutants et un humour sans faille, un peu noir, grâce auquel elle nous pousse sans cesse à réviser nos a priori sur ces histoires qui ont bercé notre enfance. Car oui, on a tendance à oublier que la plupart des contes à l'origine sont violents et abordent des sujets tabous. Par ailleurs, ces mêmes récits contiennent souvent des incohérences pour les esprits pragmatiques, ce que l'on ne manque pas de nous souligner à l'occasion dans des scènes décapantes !

    Je n'ai pour l'instant lu que le premier tome de cette série, mais le manga commence très très fort par un chapitre construit autour du personnage de Blanche-Neige. Cette histoire est de loin ma préférée et la plus aboutie selon moi. Alors que j'ai souvent tendance à prévoir la suite des évènements, surtout pour les Shoujo, Kaori Yuki m'en a fait voir de toutes les couleurs. Dans ma persévérance à établir mes repères au commencement du livre, j'étais inconsciemment en quète de "gentils" à opposer aux "méchants". Car ils ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Qui sont-ils alors ? On se le demande à chaque page, la situation s'inverse constamment. On en ressort chamboulé et plus aussi sûr de ce que l'on croyait connaître : au final, y'a t-il vraiment des gentils dans cette histoire ? Par sa noirceur assumée, ce premier chapitre se distingue nettement du reste du volume qui, malgré ses scénarios fouillés et riches en surprises, se révèle légèrement moins éclatant de machiavélisme et de complexité. Cela s'explique par l'intention de la mangaka à l'époque de dessiner une simple nouvelle, non pas une série. Les cartes ont peut-être été dévoilées trop tôt, mais quelles cartes ! 

    Par Ludwig Revolution, débuté en 1999, Kaori Yuki nous montre tout son amour des "vrais" contes et sa connaissance dans ce domaine, en témoignent les prénoms de certains personnages empruntés aux frères Grimm eux-mêmes ainsi qu'à leur entourage. Ainsi, Ludwig est le deuxième prénom de l'aîné et Wilhelm (valet du prince dans le manga) celui du cadet. L'auteure a malheureusement dû mettre fin à sa série en 2oo7 pour cause de congé maternité, laissant 4 volumes et la possibilité d'une suite un jour, peut-être, éventuellement... 

    * Hum, tout est relatif. Ce mec ressemble à un chanteur de Visu, c'est-à-dire cheveux longs, léopard moulant et ongles vernis au programme. xD M'enfin, ça en fera peut-être rêver certaines...


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    ( Illustration de Gustave Doré )

    Voilà une vérité universellement reconnue, les contes sont à la mode chez les Lolita. Ce que je ne savais pas en créant ce blog et que j'apprends chaque semaine depuis, c'est qu'on en retrouve de plus en plus ailleurs et surtout en ce moment, que ce soit en bande-dessinée, au théâtre ou au cinéma. Justement, ce sera de cinéma dont je vous parlerai aujourd'hui.

    Alors qu'une rumeur assez ressemblante surgissait dans les médias, une information, bel et bien confirmée mais encore plus surprenante, faisait son apparition : une adaptation Gothique du Petit Chaperon Rouge sera produite par Leonardo DiCaprio ! Ce qui nous choquera un petit peu moins par contre, c'est que Catherine Hardwicke, qui a réalisé le premier volet de la série Twilight, dirigera le projet. Et le scénario sera écrit par David Leslie Johnson (Esther).

    On ne connaît pas grand-chose de cette affaire pour l'instant, si ce n'est que l'histoire sera moderne, Gothique (bon, ça on l'a déjà dit) et contiendra un loup-garou et un triangle amoureux entre des adolescents. Et puis j'oubliais, ça s'appellera The Girl With The Red Riding Hood.

    Je vous avouerais que, passée l'euphorie du moment, je ne m'attends pas à une énorme originalité de la part de ce film, qui accumule ce qui promet d'être les bases d'un blockbuster pour ado, dans la veine de ce qui fait vendre maintenant chez les jeunes filles : le fait qu'il sera distribué par Warner Bros, mais aussi le choix de la réalisatrice et l'ébauche du synopsis. Faire une "version Gothique de", le concept ne date pas d'hier. Ce sera sûrement divertissant cela dit, mais pas aussi fouillé que me le promet un Alice version Manson par exemple. 

    Quoi qu'il en soit, la sortie ne sera pas pour tout de suite. Catherine Hardwicke croule sous les projets actuellement, tels qu'une adaptation de la série 21 Jump Street, ou encore une adaptation sur grand écran de la pièce Hamlet, de Shakespeare (les cinéastes d'aujourd'hui ne seraient-ils bons qu'à faire des adaptations ?).


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    C'est en rédigeant l'article avant l'article précédent que ça m'est revenu en mémoire : Marilyn Manson n'était-il effectivement pas censé tourner une version d'Alice au Pays des Merveilles ? Je suis donc partie à la recherche de plus d'informations, qui se sont avérées truculentes.
     
    Saviez-vous par exemple que la sortie en salles était prévue pour 2010 ? Oui oui, 2010 ! Et pourtant, personne n'en a parlé. C'est peut-être aussi parce que le film est en projet depuis au moins cinq ans. Il faut dire qu'il n'a pas de chance, Marilyn. A l'origine il devait jouer la Reine de Coeur dans un long-métrage signé Jeremy Tarr, Living in Neon Dreams. Le projet n'a pas abouti. Le musicien décide alors de s'entourer de Goeffrey Cox et Anthony Silva pour rédiger le scénario et la bande-son de son tout premier film : Phantasmagoria - The Visions of Lewis Carroll. Lequel sera retardé plusieurs fois par l'enregistrement de son album Eat Me, Drink Me (remarquez la référence) et par la grève des scénaristes à Hollywood. C'est également un film indépendant, donc à petit budget, qui au vu de son caractère assez... inconventionnel, a eu du mal à trouver des sponsors. D'où le fait qu'il soit bouclé depuis longtemps mais qu'on n'en ait pas encore entendu parler. Vous allez me remercier pour mon avance ! 8D
     
    Petite piqure de rappel : Manson s'était attribué le rôle principal, c'est-à-dire... Lewis Carroll, alors que ceux d'Alice et de son alter-ego (peut-être des jumelles maléfiques ?) étaient respectivement distribués à Lily Cole, top anglais célèbre pour son visage de poupée et Evan Rachel Wood, célèbre pour sa liaison avec le réalisateur. Pas d'Angelina Jolie au programme, la rumeur était fausse.
     
    Angleterre Victorienne.
    Un écrivain hanté dans un château isolé est tourmenté par ses nuits d'insomnie et les visions d'une petite fille nommée Alice. Il se trouve devenir le symptôme de sa propre invention.
    "A présent, tous mes cauchemars connaissent mon nom".
    Il s'appelle Lewis Carroll. Il est terrifié de ce qui attend sa venue chaque nuit.
     
    Comme on peut le voir, l'intrigue de départ n'est pas directement liée à celle du livre. Ici, on s'intéresse plutôt à la psychologie d'un personnage important et dont certaines facettes sont pourtant méconnues : l'écrivain, le professeur d'université, le photographe. Qui était-il au fond ? Un pédophile ? Pour Manson, Lewis Carroll, ou plutôt Charles Lutwidge Dodgson de son vrai nom, était juste un homme qui avait "une inabilité torturée à trouver l'amour et le bonheur dans sa vie", une double personnalité, "un mathématicien et un artiste, un diacre dans une église qui croit en l'évolution". Un homme étrangement proche de lui. Ce n'est pas le récit d'Alice qui a interpellé le réalisateur mais l'auteur lui-même, une histoire à lui tout seul. Quant au terme "Phantasmagoria", il provient d'un poème de Carroll publié en 1869, une histoire de fantôme dont s'est inspiré le scénario.
     
    "Je veux prendre l'histoire pour enfants que nous connaissons tous et découvrir les racines horrifiantes qui poussent sous chacune de ses métaphores enfantines" explique le musicien. Il ajoutera plus loin vouloir "redéfinir le genre des films d'horreur et le ramener là où il a commencé avec des gens comme Roman Polanski, Ingmar Bergman et Alfred Hitchcock". On sait également qu'il y aura des images violentes et même une scène d'inceste. Certaines techniques utilisées seront à la limite de l'illégalité, toujours d'après lui. La présence d'images subliminales est également suggérée. Personnellement, je m'attends déjà à des restrictions d'âge à l'entrée des salles.
     
    Comme je le disais au début, Phantasmagoria - The Visions of Lewis Carroll sortira l'an prochain au cinéma, peut-être même à seulement quelques semaines d'intervalles avec le Alice in Wonderland de Tim Burton. Les deux s'annoncent en tout cas extrèmement différents et je pense qu'on a tous hâte de pouvoir les comparer !
     
    Et voici pour terminer une chanson qui figurera très probablement dans le film, la seule qui ne soit pas une originale et qui a eu une grande influence sur la fin : Roxy Music - "In Every Dream Home a Heartache". Ca vous donne une idée sur l'ambiance.
     
    Alors, quelle version vous attire le plus pour l'instant ?
     
      

    ACTU DE MARILYN MANSON

    Site officiel 

    Myspace 

    Fansite francophone 

    UN PEU DE LECTURE

    Phantasmagoria & Other Poems *

     

    * Edition complète placée légalement sous domaine public


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